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Angers : soixante-cinq siècles d’histoire…

La longue mémoire des Angevins

Chaque pays, chaque culture, chaque peuple a son centre, son coeur sacré où bat le pouls de son identité, sanctuaire politico-religieux dont l’histoire remonte généralement au plus lointain passé :  le sanctuaire de Delphes pour les Grecs, le Mont Palatin pour les Romains, Saint-Denis pour les Francs, etc.

A l’origine, un vaste cercle de pierres.

Largement méconnu des Angevins, l’Anjou possède également son omphalos qui, tout au long de soixante-cinq siècles d’histoire, a été un lieu de culte et de pouvoir spirituel et temporel. C’est au coeur du château d’Angers, dans la cour du logis royal, à l’extrémité du promontoire rocheux dominant la Maine que des recherches archéologiques réalisées de 1992 à 2003 ont mis en évidence la présence d’un important site funéraire daté du IVème millénaire avant notre ère. Un vaste cairn de pierres d’ardoise de 15 mètres de diamètre, abritant cinq chambres sépulcrales, a été mis à jour. Ses dimensions témoignent de la présence sur ce lieu d’une société humaine organisée. L’histoire d’Angers faisait un bond prodigieux dans le passé puisqu’avant cette découverte les historiens estimaient que l’occupation humaine sur le site remontait seulement à 52 avant JC !

Aux IIème et Ier siècles avant notre ère, à la fin de l’âge du fer, c’est à cet endroit précis que s’établit un oppidum que les archéologues considèrent être la capitale du peuple celte des Andes. Les fouilles mettent en évidence les vestiges d’un puissant rempart de terre à poutrage de bois qui délimitent le site, ainsi qu’une voirie et une organisation spatiale structurée associant habitats et artisanats. Cette découverte majeure met fin à la controverse entamée dès le XVIIIème siècle sur la localisation de la cité des Andes que certains pensaient plus proche de la confluence Maine/Loire.

Juliomagus, une haute terrasse antique

Sous le Haut Empire, dans la capitale de civitas qu’est devenue Angers (Juliomagus), l’urbanisme à la romaine apparaît. Sur le site du château, au tout début du 1er siècle, les occupations antérieures sont rasées et de vastes remblaiements créent une plate-forme imposante. A la fin du 1er siècle, une terrasse carrée ceinte de murs à contreforts est construite sur laquelle sont notamment édifiés un temple et ses satellites. La vocation précise de ce vaste espace public couvrant 3600 m² n’est cependant pas identifiée.

Lors de la crise du IIIème siècle, Juliomagus, comme la plupart des capitales voisines, se rétracte et se dote d’une enceinte défensive, le site du château y est incorporé, la fortification suivant le rebord du promontoire. La suite des évènements en cette période troublée reste floue mais l’espace semble encore bénéficier  d’un statut particulier, l’isolant du reste de la ville close.

Résidence du Defensor puis palais des comtes d’Anjou

Au VIIème siècle, de grands bâtiments en dur, de destination inconnue, s’élèvent à leur tour sur la terrasse antique. Les sources anciennes attestent qu’au début du IXème siècle l’évêque réside sur le site. En qualité de defensor, il a également pour charge de protéger la ville. Puis en 851, les sources attestent que le site passe aux mains du pouvoir civil, l’évêque cède le terrain aux comtes d’Anjou, attiré par cet emplacement stratégique. Le palais comtal se construit sur la plate-forme antique, la cour seigneuriale (curia) épousant les contours de l’ancienne terrasse.

La cour seigneuriale des Ducs d’Anjou

Au XIIIème siècle, Saint Louis édifie la forteresse qui donne au château sa forme actuelle, incorporant l’ancien palais comtal. Du milieu du XIVème siècle au XVème siècle, les ducs d’Anjou transforment la forteresse en résidence princière : logis royal, grande chapelle, châtelet d’entrée entoure la cour seigneuriale qui correspond toujours pratiquement à l’ancienne terrasse antique, 1400 ans après son érection.

En soixante-cinq siècles, du  tertre funéraire néolithique à l’oppidum andégave, puis à l’enceinte gallo-romaine, le site devient ensuite siège épiscopal, palais comtal et enfin résidence seigneuriale des ducs d’Anjou, traduisant ainsi la permanence de ce qui ne meurt pas.

Sans doute inconsciemment, l’attachement des Angevins à leur château est  lié à cette très longue mémoire du site. Plus encore que l’enceinte massive rythmée par les dix-sept tours striées de noir et de blanc qui s’offre au regard des passants et touristes, l’âme du lieu, invisible en son sein mais pourtant bien présente, témoigne du caractère long-vivant de l’identité angevine.

 

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Lancement de Anjou Identitaire

Lancement de Anjou IdentitaireDernier né dans la galerie des sites web identitaires, www.anjou-identitaire.com vient d’être mis en ligne et se fera désormais l’écho de la résistance enracinée dans la région angevine, au cœur de ce Val de Loire cher aux rois de France, où le poète Joachim du Bellay chantait déjà au XVIème siècle les vertus de l’enracinement. L’Anjou prend ainsi rang dans le combat identitaire, n’oubliant pas que si on vante sa douceur, elle sut également se montrer au cours des siècles terriblement combative et résistante comme en témoignent les ombres glorieuses des farouches Andégaves luttant contre l’envahisseur romain, des princes Plantagenêts bâtisseurs de royaumes et d’empire, des insurgés de 1793 défendant leurs traditions et leur foi ou des Cadets de Saumur s’opposant héroïquement au passage de la Loire par les troupes allemandes en 1940.

Les identitaires angevins qui s’organisent peu à peu seront présents sur tous les fronts politique, écologique, culturel, social, pour défendre l’identité angevine, française et européenne, relayant les mots d’ordre et campagnes nationales du Bloc Identitaire, de l’Autre Jeunesse mais aussi de toutes les autres initiatives identitaires. Nous tâcherons également de multiplier les initiatives locales pour la défense du patrimoine menacé ou pour refuser l’édification d’une mosquée-cathédrale à Angers. D’autres actions sont envisagées sur les thèmes du localisme et de l’écologie ainsi que des activités davantage tournées vers le culturel.

Angevins, Français et Européens, attachés à notre terre et à notre histoire, fidèles à notre culture et à nos traditions, s’inspirant du plus lointain passé mais regardant résolument vers l’avenir, tels se définissent les identitaires de l’Anjou !

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